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Histoire et bronzage Imprimer Envoyer

Flash-back sur le soleil

Comment s’imaginer sans cette jolie couleur ambrée qui vous semble si naturelle?

Pourtant, cette mode du bronzage est relativement récente. Pendant des siècles et des siècles, il était fort mal vu de présenter un visage bruni. Du temps des Romaines, des femmes du Moyen-Age, un teint diaphane, d’une blancheur irréprochable, était le signe d’une noblesse, d’une appartenance sociale excluant les paysans (qui eux, se remarquaient par leur carnation hâlée, en raison des travaux à l’extérieur). De la poudre de céruse aux onguents mortels à base de mercure, les femmes essayèrent à peu près tout pour se blanchir la peau. Aujourd’hui en Afrique, cette préoccupation est la même. Sur les marchés et sous le manteau, il circule d’innombrables potions pour tenter d’éclaircir le teint, certaines étant même formulées à base d’eau de Javel…

Ce changement de comportement social, apparu à la fin des années 30, est la conséquence des congés payés. Ils permirent à quelques uns de partir au bord de la mer, à la montagne. Les vacanciers revenaient la mine réjouie et bronzée. S’ensuivit un renversement complet des attitudes : un teint hâlé devenait la manifestation d’une situation aisée, permettant de s’offrir des vacances, et non plus celle d’une population vouée aux travaux des champs. L’Huile de Chaldée, liquide et dorée, crée par Jean Patou, connut un succès époustouflant.

La passion du bronzage enflamma les visages et les corps, bien plus vite que les recherches sur le soleil. Le culte culmina dans les années 70 : les indices de protection étaient minimes, il fallait revenir foncé des vacances et la peau devenait chocolat. Les plages embaumaient le monoï, la vanille et la noix de coco. Ou la « graisse à traire », dont on pensait qu’elle permettait de bronzer plus vite.

10 ans plus tard, la ferveur fléchissait. Les magazines commençaient à parler de « couleur légèrement dorée » et les indices de protection, eux, montaient en flèche. Les cancers cutanés suivaient aussi malheureusement, cette progression.

Aujourd’hui, le maître mot est protection. Dans la presse, chez les conseillères, sur les produits. Les scientifiques ont mis en évidence les effets nocifs du soleil. Et pourtant, il suffit de lézarder sur une plage pour constater nombre d’enfants sans chapeau ni tee-shirt, peu adultes appliquant leur crème solaire (ou suffisamment…). Le message n’est pas encore passé…


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Anonyme   |2010-01-10 23:24:40
regarde sa puu gagne de pute

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